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mercredi, 15 février 2006

La liberté d’expression "oui mais …"

J’entends souvent : « la liberté d’expression oui mais … » comme par exemple, une française de 17 ans qui me disait récemment : « La liberté d'expression, oui, mais des propos homophobes et honteux, des appels à la haine raciale ou haine tout court tels que ceux qu'ont pouvait entendre : NON »
Nous parlions alors de Christian Vanneste medium_delit_opinion.4.jpg: Le député Français qui, dans La Voix du Nord du 26 janvier 2005, a estimé que "l'homosexualité est inférieure à l'hétérosexualité" et a déclaré, quelques mois plus tard à l'Assemblée nationale, que l'homosexualité est critiquable "au nom de l'intérêt social mais aussi au nom de l'universalité" et affirmé qu'elle est "une menace pour la survie de l'humanité". Celui-ci a été condamné pour "injures et discrimination" autrement dit il a été condamné pour délit d’opinion et expression de son avis. Christian Vanneste a connu récemment une autre heure de gloire: c'est lui qui a déposé en février 2004 le fameux amendement sur les effets "positifs" de la colonisation française outre-mer... (Ceci fera l’objet d’un prochain article)

medium_h_3_05082712_2003_x1p1_ori5.3.jpgD'un point de vue purement utilitariste, tout le monde est d'accord sur un point : il est impossible d'empêcher qui que ce soit de penser ce qu'il pense. Réduire la liberté d'expression sur les propos racistes, homophobes, ... en résumé opposés aux valeurs dites républicaines ou démocratiques, ne parviendra donc jamais à empêcher qui que ce soit de penser.

En Belgique, les propos racistes, homophobes, ... sont interdits, les partis défendant de telles valeurs le sont également, certains ont même réussi à faire fermer un parti qui a immédiatement rouverts sous un autre nom, mais pour les belges c'était déjà comme une victoire.
Et bien les conséquences sont toutes simples : plus ce parti est contraint de lisser son discours, plus il le lisse. Plus on l’empêche de dire des énormités du genre : medium_hs050233mehul.jpg" les camps de concentrations n'ont jamais existés", moins il en dit. Plus ont les empêches d'être indigne, … plus il deviennent respectables. Avant ils disaient : « mort aux noirs, mort aux arabes et aux wallons ». Aujourd'hui ils se contentent de dire, « vive la Flandre indépendante, les flamand d'abords. » Et puisque ce parti extrémiste flamand est aujourd'hui devenu d'apparence très respectable, il récolte plus de voix, c'est d’ailleurs aujourd'hui le deuxième parti de Flandre avec pas loin de 30% des sièges au parlement régional. Aucun parti n’a encore réellement trouvé d'intérêt à s'associer avec eux dans un gouvernement de coalition, mais avec 30% des votes nous n’en somme pas loin, ce qui permet justement de poser la question suivante : en quoi la démocratie garantit elle la liberté ? (mais ça fera également l’objet d’un prochain article)
Quand nous les laissions nier l’existence des camps de concentration, ils ne parvenaient à convainquaient personnes. Les atteintes à la liberté d'expression successives les ont rendus acceptables d'apparence, mais ce sont toujours les mêmes personnes à la tête du parti qui ont toujours les mêmes objectifs et les mêmes idées insupportables dans la tête. Ces atteintes à la liberté d’expression anéantissent toutes chances pour l’électeur de savoir réellement qui sont les candidats !

Quand on joint l'éthique à l'utilité : pour empêcher efficacement les individus d'exprimer ce qu'ils souhaitent jusque dans les bistrots et les réunions de partis, il faudrait absolument utiliser la délation, au risque d’être inefficace.medium_delation-769654.gif Malgré cela ce ne serait pas totalement efficace, car les individus parviendront toujours à discuter et à convaincre des tas d'autres personnes.
Il faudrait donc, au nom d'une efficacité toute relative, défendre un procéder particulièrement contraire aux valeurs dites républicaines ou démocratiques. Et il est évident que personnes ne souhaite vivre dans un climat constant de suspicion. Les Belges ont connu un tel climat tout à fait légitime à propos de la pédophilie au moment de l'affaire Dutroux. Ceci a provoqué des comportements insupportables, à tel point que de nombreux instituteurs et éducateurs ont fini par être extrêmement vigilants et méfiants, parfois même jusqu'à refuser d'accompagner des classes de filles aux cours de natation de peur d'être suspecter de pédophilie par une mère paranoïaque. Et pourtant tout le monde vous dira qu'avec l'affaire Dutroux c'était compréhensible.

D’un point de vue purement éthique, je m'oppose catégoriquement à toute atteinte à la liberté, et ce à tous points de vue, particulièrement la liberté d'expression et d'opinion. Je m'opposerais même à quelqu’un qui empêcherait un autre de me dire que j'ai torts ou que je suis un connard. On peut dire et penser absolument tout ce que l'on veut, sans concessions, insultes comprises.

Trackbacks

Réponse au message codé

Les responsables de l'Union européenne ayant donc décidé de se rendre avaient envoyé un message codé. Les destinataires en ont eu bonne réception et l'Organisation de la conférence islamique s'est empressé, par la voix du Turc Ekmeleddin Ihsanoglu, ...

Trackback par : Chroniques patagones | mercredi, 15 février 2006

Commentaires

Si l'on regarde de plus près les problèmes sociaux de notre époque, la liberté est l'axe majeur de tous les débats.
La religion : le voile, les caricatures...
La politique : les manipulations de votes, les médias...
La justice : Outreau et compagnie...

je défends tout à fait ton point de vue

** bisous **

Ecrit par : stella | mercredi, 15 février 2006

Les gens ne savent plus ce que signifie "être Libre" et il finisse par craindre la Liberté.

Çà me fait penser à une citation de thomas Jefferson bien connue des libéraux :
"A nation that limits freedom in the name of security will have neither."

Une nation qui Sacrifie la liberté au nom de la sécurité n'obtiendra ni l'une, ni l'autre.

Ecrit par : Librekom | mercredi, 15 février 2006

http://www.histoiresdememoire.org/

Sur ce site, se trouve une pétition pour exprimer le soutien à la liberté d'expression et le refus de céder aux pressions de tout ordre au sujet des caricatures

Bisous Val

Ecrit par : Val | jeudi, 16 février 2006

Bien que je n'approuve pas tout à fait le site, j'ai signé la pétition parceque le texte va plus ou moins dans le sens de mes idées.
Faites en autant : http://www.histoiresdememoire.org/

Ecrit par : Librekom | jeudi, 16 février 2006

Désolés de vous avoir ainsi… offensé !

Finalement, c’est peut être aux musulmans de s’excuser de ne pas avoir été assez «modernes» et assez respectueux de la «liberté d’expression» après la publication de 12 caricatures injurieuses pour les musulmans et le Prophète de l’islam, Mohammed (QSSSL), au terme d’un «concours» organisé par un quotidien danois.
A lire et à entendre les commentaires de certains hommes politiques occidentaux, observateurs, journalistes et patrons de presse à propos des réactions dans les pays musulmans contre ces caricatures, il semble bien qu’il nous est demandé à nous, musulmans, de présenter nos excuses au «monde civilisé» qui, de toute évidence, a été offensé et offusqué par notre réaction «barbare et archaïque» ainsi que par notre «profonde ignorance» des principes de la «liberté d’expression» en vigueur dans l’Occident avancé et émancipé.
Si nous avons bien compris la leçon : exprimer son racisme, inciter à la haine de près d’un milliard et demi d’êtres humains, les fustiger, les insulter et les blesser dans ce qui constitue les fondements mêmes de leurs références identitaires, de leurs croyances et de leurs convictions, en représentant notamment leur Prophète coiffé d’un turban en forme de bombe, cela s’appelle dans le jargon de certains médias de l’Occident : de la «Liberté d’expression». Et crier sa condamnation d’une stigmatisation perfide et faire état de son rejet des injures gratuites cela s’appelle : de «l’intégrisme». Et au bout du compte, c’est «la sacro-sainte liberté d’expression» qui se retrouve subitement, par on ne sait trop quels artifices, «menacée par les fous d’Allah».
A ce niveau de l’appréciation des événements, il n’y a aucun dialogue possible avec ceux qui considèrent qu’insulter plus d’un milliard de musulmans (et d’ailleurs, seraient-ils à ce point tous fous? Seraient-ils à ce point tous dans l’erreur? Autant qu’ils le sont? Et depuis aussi longtemps?) constitue «un droit inaliénable» qui fait partie de leur «liberté d’expression». Un principe «sacré et fondamental», érigé en «une croyance indiscutable» pour laquelle «il ne saurait être question de transiger» quoique ce soit. Pour laquelle «l’on est prêt à se sacrifier» afin d’en assurer la défense et la sauvegarde face aux «forces obscurantistes» (Et ce n’est pas là des fragments tirés du discours d’un «islamiste-intégriste-extrêmiste»)!
Non, il n’y a aucun dialogue possible avec ceux qui dénaturent la problématique en orientant le débat vers l’idée de «l’interdiction faite aux (seuls) musulmans de représenter les prophètes» et de l’opposer au concept de la «liberté d’expression». Pourquoi se voiler la face et se dissimuler derrière ce subterfuge, ce glissement méthodologique, inédit et pernicieux, qui veut entretenir une confusion des genres en comparant l’incomparable? Vouloir absolument confronter des principes issus de croyances purement religieuses et ceux inspirés de corpus philosophiques temporels et séculiers, est à bien des égards une entreprise étrangement saugrenue. Une telle démarche demeure en effet intellectuellement aberrante et politiquement douteuse, dans sa forme comme dans son fond.
N’aurait-il pas été plus constructif, plus productif et plus judicieux d’admettre que, tels que présentés, les thèmes des caricatures portent tout d’abord atteinte à l’image de tout un pan de l’humanité, jeté en pâture et désigné comme étant «terroriste» par essence; bien avant qu’ils ne constituent une véritable offense aux symboles identitaires et un outrage aux croyances de tous les musulmans du monde, du fidèle le plus «mou» à «l’intégriste» le plus fou?
A défaut de pouvoir dialoguer, il est par contre possible de rappeler à certains médias occidentaux, épris de «liberté», que leur pratique de la «liberté d’expression» n’est pas aussi totale qu’ils le prétendent, et que bien des tabous subsistent et ne peuvent êtres abordés sous peine de disparaître complètement de la scène médiatique.
Il existe une infinité de sujets que les médias occidentaux ne peuvent aborder, et encore moins permettre à ceux qui osent défier l’ordre établi d’y exprimer une quelconque opinion.
Dans un article, publié le 4 février 2006 dans The Independent, signé par le journaliste britannique M. Robert Fisk, il est rappelé que la liberté d’expression n’est pas illimitée en Occident.
Intitulé «Ne soyez pas dupes, ceci n'est pas une question de l'Islam contre la laïcité», l’article explique aux lecteurs britanniques la gravité d’avoir caricaturé le Prophète de l’Islam, et démontre le degré d’hypocrisie des médias occidentaux qui se sont offusqués de la réaction des musulmans contre les caricatures.
Pour lui, les caricatures «n’avaient d’autre but que de provoquer» et qu’elles étaient «si outrageuses, qu’elles ont provoqué une réaction».
L’auteur rappelle aussi comment, il n’y a que «plus d’une décennie» à peine, un film de Martin Scorsese («La dernière tentation du Christ») avait choqué les chrétiens du monde entier et provoqué une vague de réprobation au point où des salles de cinéma ont été incendiées à Paris (01 mort officiellement) et dans d’autres villes du monde.
A propos de la leçon de «liberté d’expression» donnée au monde musulman, Robert Fisk se dit étonné de la réaction de l’Union Européenne qui «clame pompeusement qu’elle ne peut contrôler la liberté d’expression et la liberté de la presse».
Pour les besoins de la démonstration, Robert Fisk va plus loin en expliquant que les journaux auraient été traités d’anti-sémites si les caricatures montraient un rabbin avec une kippa en forme de bombe sur la tête.
«En outre, explique-t-il encore, dans quelques nations européennes – comme en France (loi Gayssot, ndlr), en Allemagne et en Autriche - il est interdit, de par la loi, de nier certains génocides. En France, par exemple, il est illégal, sous peine de sanctions pénales, de dire que l'holocauste, juif ou arménien, ne s’est pas produits».
Robert Fisk estime en conclusion que «les pays occidentaux ne peuvent pas continuer à exercer des restrictions politiques pour prévenir des écrits révisionnistes relatifs à l’holocauste, et évoquer en même temps la laïcité lorsque les musulmans s’opposent à nos provocantes et insultantes images du Prophète».
En effet, ne s’agit-il pas là plutôt d’une «liberté d’expression» sélective et à géométrie variable, notamment quand des chercheurs et des historiens sont systématiquement poursuivis en justice, et le plus souvent lourdement condamnés, lorsqu’ils tentent de discuter ou de vérifier l’authenticité de certains aspects entourant tout ce qui a été dit à propos de l’holocauste ?
Ce qui demeure par contre certain, c’est que le journal danois qui a publié les caricatures, ainsi que d’autres de ses confrères européens qui l’ont relayé par «esprit de solidarité», se sont payés un sacré coup de publicité qui leur a permis, par la même occasion, d’augmenter exponentiellement leurs ventes et leurs bénéfices. Comme cela a été le cas pour Charlie Hebdo qui a vu ses ventes atteindre les 500 000 exemplaires (du jamais vu dans l’histoire de cet hebdomadaire!) grâce au seul numéro consacré à ces fameuses caricatures. Quel bel esprit d’opportunisme et de mercantilisme de la part de ces néo-défenseurs, hérauts et nobles chantres de la «liberté d’expression»!
Pour le directeur de Charlie Hebdo, M. Philippe Val, «la reproduction de ces dessins avait pour but de manifester notre solidarité au directeur limogé du journal France-Soir» qui s’était, lui aussi, empressé d’exprimer sa «solidarité» avec le journal danois dans l’espoir de tenter, un tant soit peu, de se sortir du marasme financier dans lequel baigne depuis un certain temps déjà le France-Soir.
Casser du musulman de nos jours est devenu banal et normal. C’est dans l’air du temps … Mais pour les plus malins, il s’agit là d’un bon filon; un créneau porteur, vendeur, voire même hautement lucratif. Ça peut en effet rapporter gros, à tous les coups, et à peu de frais! Au mieux, ce sont les retombées financières qui s’en trouvent ainsi grandement améliorées; Au pire, c’est la notoriété et les projecteurs d’une publicité assurée et entièrement gratuite! Sans mentionner le capital politique que ça peut permettre d’engranger dans un contexte où la peur et le sentiment d’insécurité généralisés sont insidieusement et savamment entretenus… Que du bénéfice net en somme, et sur tous les plans!!! Pourquoi alors s’en priver ?
Il va sans dire que M. Val nie, bien entendu, toute provocation. Pour lui, la provocation «a commencé bien avant la publication de ces fameux dessins, c’est-à-dire lors des attentats de New York en septembre 2001 puis ceux de Madrid ainsi que ceux qui ont eu lieu dans d’autres villes du monde».
Et si l’on remontait un peu plus loin dans le temps M. Val? Les croisades, la reconquista, la colonisation, la dépossession, l’exploitation, l’humiliation, la discrimination, la torture, les viols, les exécutions, les massacres, la Palestine, l’Irak, le pétrole …etc… ?
L’étonnant dans cette affaire c’est que ce sont ces mêmes défenseurs d’une «liberté d’expression», «intouchable et immuable», qui n’ont pas hésité à se porter en tête de peloton pour provoquer un lynchage médiatique en règle contre des gens comme l’Abbé Pierre (1996) et Dieudonné (un humoriste français, désormais quasiment interdit de presse et de télévision) qui, au travers d’un de ses sketchs, a «osé» caricaturer (sic) un colon juif extrémiste.
Même la politique génocidaire de Sharon contre les palestiniens n’est pas critiquable de nos jours. Et les résistants, parmi la population palestinienne occupée, qui osent dire leur opposition à cette politique sont systématiquement catégorisés comme étant de «dangereux terroristes» à liquider sans le moindre scrupule (Cheikh Yacine, un vieillard aveugle et tétraplégique, en chaise roulante, visé et abattu par un … missile (!!!) de l’armée israélienne).
Au moment où le racisme anti-musulman devient ouvertement «honorable» et l’islamophobie un fait confortablement installé dans les consciences (à l’exemple des textes incendiaires de l’écrivaine italienne Oriana Falaci et de bien d’autres encore), il est interdit de critiquer le sionisme et la politique d’Israël, sous peine d’être accusé de judéophobie ou d’anti-sémitisme, ce qui a d’ailleurs valu à la chaîne Al-Manar du Hezbollah libanais d’être bannie de diffusion en Europe.
De même, diffuser les images de l’assassinat en direct d’un enfant palestinien, comme l’a fait France 2 durant la 2e Intifada en montrant le petit Mohamed Dourra, âgé à peine de 10 ans, mourir en direct sous les balles de soldats israéliens, c’est faire de la «désinformation» car le cameraman français se «devait de faire la part des choses» et de prendre en compte la «détresse» du pauvre soldat israélien avant qu’il n’abatte l’enfant !
Interdire la diffusion d’un documentaire sur le massacre commis par l’armée israélienne dans le camp de Jénine en Palestine occupée c’est faire preuve d’une «grande lucidité» et de «responsabilité éditoriale».
Interdire la publication du rapport de l’Union Européenne «lourdes critiques contre l’activité coloniale israélienne à Jérusalem-Est et tout autour de la ville», c’est aussi faire preuve d’une grande «objectivité» dans le traitement du conflit du Moyen-Orient.
Interdire la diffusion d’images montrant les insoutenables et indéfendables atrocités commises par «les forces alliées de l’axe du bien» durant leur «guerre chirurgicale», livrée aux civils Irakiens pour mieux les «libérer» et mieux leur apprendre, dans le sang, par les bombes, les assassinats, les exactions et la torture, les principes élémentaires de la «démocratie»…
… etc… etc… etc… .
C’est cela la «liberté d’expression», drapée des valeurs et du sceau de «l’universel», que l’Occident tient absolument à nous inculquer et avec laquelle nous devons faire. Et ça sera ainsi, car c’est la loi du plus fort… jusqu’à ce qu’il en soit autrement.
En attendant, nous vous prions de bien vouloir accepter nos excuses… il ne faut pas trop nous en vouloir, soyez indulgents avec nous car nous sommes si incultes et si archaïques… veuillez nous pardonner nos écarts… et croyez bien que nous sommes désolés de vous avoir ainsi… offensé !!!

Cordialement,
Zlabia.

Ecrit par : zlabia | vendredi, 24 février 2006

bah didonc quelle tartine, chapeau on voit que tu sais ce que c'est que la liberté d'expression!!!
C'est cette même liberté d'expression qui nous permet de dialoguer!!!
Donc je vais te dire ce que je pense de ta tartine, j'y ai trouvé beaucoup d'amalgame et de procès d'intentions :
Pour toi la religion est une race??? être musulman est une race?? et la caricaturer est un acte de racisme???
Je crois que ce qui m'inquiète particulièrement chez certains des musulmans et peu importe la race (ya des biens belges musulmans maintenant sisi) c'est qu'ils sont tellement intoxiqué par leur religion, qu'ils ne se rendent plus compte que la religion est une composante identitaire et non l'identité en elle-même. Ainsi si je dis à une personne que je trouve son sac moche, je ne l'insulte pas autant, parce qu'il n'y a pas un sens de l'esthétique universel, je ne fais qu'émettre une critique . Par contre si je lui dis qu'elle est affreuse et conne, j'attaque son intégrité physique...je l'insulte. Voila pour une premier amalgame de dépatouillé.
Les religions ont de tout temps été critiquée et soumises à la satyre, ne pas le reconnaître est en effet le signe qu'on n'est inculte, étroit d'esprit et donc incapable de prendre un minimum de distance à savoir on critique ma religion et pas moi!!!
L'enjeu de la critique? le dialogue, je préfère nettement le dessin satyrique à une mosquée qui brûle pas toi? Il y a effectivement un malaise entre les valeurs occidentales et les valeurs issues du Maghreb oui et alors? c'est en cassant le thermomètre qu'on stop la fièvre? Si tu refuses d'entendre l'angoisse et donc l'agressivité que génère l'islam chez les occidentaux, elle ressurgira différemment par le biais des bombes, du vandalisme et du front national.
Le dessin permet de rire et de prendre de la distance par rapport a quelque chose qui intrigue ou qui fait peur, peut-être de demander à un pote musulman ce que signifie vraiment l'islam pour lui et de casser l'amalgame islam- islamisme.
Oui l'islam peut être une religion de paix tout comme le christianisme. Mais les religions peuvent aussi être des instruments de haines et se voiler la face ne fera que renforcer les mal-entendus et donc la peur et la haine de chaque coté. Quand des gens brulent des batiments ou s'entretuent pour des idées, il y a de quoi se poser des questions sur le bienfondé de ces idées
Une de mes meilleurs amies est musulmane et n'est pas du même avis que moi et ...nous dialoguons et continuons à nous entraider, notre amitié subsiste malgrés nos désaccords sur beaucoup de points.
Une dernière chose, il est clairement admis que la non représentation du prophète n'est qu'une tradition, elle n'est pas reprise dans le coran. Elle visait uniquement à empécher les gens d'idolatrer des icônes. Avec un peu de jugeote, on sait faire la différence entre une représentation déformée du sacré et le sacré en lui même qui demeure inaccessible puisqu'impossible à exprimer avec un simple dessin ou même des mots. Caricaturer le prophète ? faudrait d'abord savoir à quoi il ressemble!!! si je dessine une pipe et que j'écris caricature du prophète ? j'insulte le prophète?

Cordialement

Valérie.

Ecrit par : Val => valérie | vendredi, 24 février 2006

je vous propose le lien suivant:http://www.liberte-expression-ramadan.net/.
J'approuve pas tout ce que dit ce bonhomme, mais il a le droit de le dire !!! Donc j'ai signé par soucis de cohérence, faites en autant!

Ecrit par : Val | samedi, 25 février 2006

Chère Valérie,

Au risque de t'étonner, je souscris - mais en partie - à ce qui est dit dans ton message. Et en toute humilité, je te prie d'accepter mes excuses - sincères cette fois-ci - si mes propos ont pu, d'une manière ou d'une autre, te sembler blessants, ou du moins, insultants à l'endroit de ton intelligence.

Sans trop vouloir me justifier, le texte que j'ai proposé reflète d'abord et avant tout un rejet et un ras le bol d'une pensée unique, condescendante et souvent avilissante, qui semble vouloir s'installer de plus en plus dans la conscience collective de l'Occident lorsqu'il s'agit d'islam et de musulmans.

Steve Biko, mort pour l'abolition de l'apartheid en Afrique du Sud, disait:«Non seulement ils (les Blancs, ndlr) nous torturent, mais ils ont le toupet de nous dire comment on doit réagir à leurs tortures». L'article que j'ai proposé s'inscrit aussi dans cet ordre d'idée.

En d'autres termes, au-delà des dépassements condamnables et des manipulations qui ont pu, ici et là, caractériser la réaction médiatique - et grandement médiatisée par ailleurs - des musulmans aux fameuses caricatures, il est un fait établi que la réprobation était générale, comme il est certain que dans leur ensemble - qu'ils l'ait manifesté ou pas -, ils se sont sentis profondément blessés et agressés.

Pour ceux qui savent et veulent vraiment les écouter, ces musulmans ne criaient pas : «N'exercez pas votre liberté d'expression» (car ils sont conscients qu’ils ont en besoin plus que quiconque d'autre sur terre), mais plutôt: «N'insultez pas notre foi et notre religion!» (Et si ils semblent vouloir tant y tenir, c'est peut-être bien parce que c'est tout ce qui leur reste comme référent fondamental).

Tu serais peut-être étonnée de savoir - et ce n'est pas là une tartine ni des histoires, mais bien l’Histoire - que du temps de «l'âge d'Or» de l'Islam, il existait des forums, une sorte de clubs, où des gens de différentes confessions (musulmans, juifs, chrétiens, nestoriens, jacobites...etc.) ainsi que des agnostiques, des athées et des non-croyants, se rencontraient de façon régulière et assidue, avec la bienveillante attention des plus hautes autorités politiques et religieuses de l'époque, pour confronter leurs idées, et en toute liberté, sur les... religions, la philosophie... etc. C'est un peu pour dire que la civilisation musulmane ne pouvait atteindre les sommets du développement et de l'avancement qu'elle a pu connaître à l'époque de son apogée, et dans tous les domaines, sans le préalable sine qua non de la... liberté de pensée.

Pour en revenir à l'article en question, son objectif était de tenter de démontrer que la question de la «liberté d'expression» - celle des deux poids et deux mesures -, telle que présentée par les médias Occidentaux face à la réaction des musulmans dans l'affaire des caricatures, était et demeure un faux débat. Et à supposer qu'il y ait eu une volonté de débat, il s'agit bien là d'un débat mort-né, tué dans l'oeuf pour surseoir à toute tentative de dialogue ou même d'analyse rationnelle.

A ce titre, il ne faut pas esperer ni s'attendre à l'établissement d'un quelconque dialogue productif entre les «deux univers» tant que, d'un point de vue de méthodologie, l'Occident persistera à avoir recours à une grille de lecture qui lui est propre, valable et applicable seulement aux codes et normes qui le caractérisent. Une grille qui ne peut par conséquent, et d'aucune façon, s'arrimer aux réalités qui distinguent et parcourent le monde musulman contemporain pour en permettre une lecture empathique.

C'est à se demander, à la longue, si ceci ne participait pas d'une volonté inconsciente de l'Occident. Car au fond, pour être lui même, l'occident n'aurait-il pas besoin de ce monde musulman d'en face, tel qu'il le perçoit ? N'aurait-il pas intérêt à le maintenir dans les formes et la vision qu'il lui attribue, afin de pouvoir se rassurer et se conforter dans sa destiné et son..... Identité ?

Et comme toute quête identitaire a besoin d'une... altérité! Le monde d’en face est peut-être entrain d’en faire autant !

Cordialement,
Z. Zlabia.

Ecrit par : zlabia | dimanche, 26 février 2006

Réponse au premier message de Zlabia et à la réponse de valérie :

L'intention de départ de ce journaliste était de voir jusqu'où l'autocensure pouvait aller au Danemark. Il existait déjà plusieurs précédents, notamment un livre pour enfants de Kaare Bluitgen parlant du prophète Mahomet, qu'aucun dessinateur n'avait voulu illustrer. Il est parti de là et a demandé à quarante illustrateurs s'ils acceptaient de dessiner le prophète pour le Jyllands-Posten.
Si provocation il y a eu, mais ce n'est pas de cette manière que je perçois les choses, ce serait plutôt en direction des illustrateurs qui n'osaient pas faire usage de leur liberté d'expression par crainte de représailles d'extrémistes islamistes.
C'est à cela que tendait sa démarche: évaluer si l'autocensure est plus présente au Danemark que l'on veut bien le reconnaître.

« Si nous avons bien compris la leçon : exprimer son racisme, inciter à la haine de près d’un milliard et demi d’êtres humains, les fustiger, les insulter et les blesser dans ce qui constitue les fondements mêmes de leurs références identitaires, de leurs croyances et de leurs convictions, en représentant notamment leur Prophète coiffé d’un turban en forme de bombe, cela s’appelle dans le jargon de certains médias de l’Occident : de la «Liberté d’expression». »

Et bien oui, insulter c’est aussi s’exprimer !
Si on défend la liberté d’expression et d’opinion, on défend également, par définition, la liberté d’insulter, la liberté d’appeler à la haine, la liberté de nier l’évidence de certain massacres, … Dans le cas contraire on rentre dans le culte du délit d’opinion et je m’y oppose farouchement.

Cependant, je défends tout autant votre droit de dénoncer ces insultes, de les désapprouver, voir même, si vous choisissez de tomber aussi bas que leurs auteurs, de répondre à votre tour par des insultes encore plus blessantes (En supposant que ce soit possible).

Il y a eu une sorte d'escalade dans les réactions. Il y a d'abord eu une manifestation de 3 000 personnes à Copenhague. C'est normal, manifester est une forme de liberté de parole au même titre que la publication de dessins. Mais ensuite, il y a eu les menaces de mort. La députée Social-Libéral, Elsebeth Gerner Nielsen, a cru bon de les banaliser, de les tourner en ridicule, tout comme l'arrestation des deux jeunes de 17 ans qui les avaient proférées. Mais Mme Gerner Nielsen devrait savoir que le journal à reçu une quantité bien plus importante de menaces de mort que les deux qui ont été rendues publiques. Des menaces que la police prend probablement bien plus au sérieux..

Il faut garder à l’esprit que si on défend la liberté d’expressions, on défend aussi le droit des musulmans d’exprimer leur outrage de la manière qu’ils le souhaitent. La seule chose que je refuse c’est qu’une loi interdise l’insulte.

Tant qu'il n'y a que des menaces il n'y a pas de problème, mais quand je vois ce qui est arrivé à Théo Van Gogh ou l'intifada lancée contre Salman Rushdi, je ne suis de toute évidence plus d'accord et surtout très inquiet.

« Vouloir absolument confronter des principes issus de croyances purement religieuses et ceux inspirés de corpus philosophiques temporels et séculiers, est à bien des égards une entreprise étrangement saugrenue. Une telle démarche demeure en effet intellectuellement aberrante et politiquement douteuse, dans sa forme comme dans son fond. »

Là, je rejette absolument vos arguments, il n’y a rien d’aberrant ni de douteux à défendre la liberté ! Vos principes issus de vos croyances correspondent à vos valeurs, et vous n’avez aucun droit de nous les imposer, comme nous ne devons pas vous imposer les notre. Tel est l’avantage de la liberté, chacun choisi ces valeurs selon ses propres critères et pour lui-même. C’est au nom de ce principe que je refuse de reconnaître les délits sans victimes (prostitution, drogue, euthanasie, pratique sexuelles dites « marginales »,…) qui découlent systématiquement d’une volonté féroce de vouloir imposer ses valeurs aux autres.

C’est en ce sens que l’interdiction du port du voile est une aberration.
Mes principes ne sont ni inférieurs, ni supérieurs aux vôtres parce qu’ils viennent d’une religion plus vieille de 1400 ans que la votre ou de philosophes qui ont vécu 2500 ans avant votre prophète. Ils ne sont pas supérieur parce qu’ils sont respecté par plus ou moins de fidèles. Leurs valeurs est relative à chaque individu qui, en les étudiants, les choisis selon ses propres critères.

N’aurait-il pas été plus constructif, plus productif et plus judicieux d’admettre que, tels que présentés, les thèmes des caricatures portent tout d’abord atteinte à l’image de tout un pan de l’humanité, jeté en pâture et désigné comme étant «terroriste» par essence; bien avant qu’ils ne constituent une véritable offense aux symboles identitaires et un outrage aux croyances de tous les musulmans du monde, du fidèle le plus «mou» à «l’intégriste» le plus fou?

Selon moi, il s’agit des deux à la fois, mais çà ne constitue pas une raison suffisante pour empêcher ces gens de dire ce qu’ils pensent à qui veut bien les écouter.

« Ne s’agit-il pas là plutôt d’une «liberté d’expression» sélective et à géométrie variable, notamment quand des chercheurs et des historiens sont systématiquement poursuivis en justice, et le plus « souvent lourdement condamnés, lorsqu’ils tentent de discuter ou de vérifier l’authenticité de certains aspects entourant tout ce qui a été dit à propos de l’holocauste ? »

C’est évident et c’est justement ce que je dénonce dans mon article : « cherchez l’erreur »

« Ce qui demeure par contre certain, c’est que le journal danois qui a publié les caricatures, ainsi que d’autres de ses confrères européens qui l’ont relayé par «esprit de solidarité», se sont payés un sacré coup de publicité qui leur a permis, par la même occasion, d’augmenter exponentiellement leurs ventes et leurs bénéfices. Comme cela a été le cas pour Charlie Hebdo qui a vu ses ventes atteindre les 500 000 exemplaires (du jamais vu dans l’histoire de cet hebdomadaire!) grâce au seul numéro consacré à ces fameuses caricatures. Quel bel esprit d’opportunisme et de mercantilisme de la part de ces néo-défenseurs, hérauts et nobles chantres de la «liberté d’expression»! »

Ces journaux ont défendu la liberté d’expression et n’ont pas hésité à se positionner clairement sur la question de l’insulte : « nous désapprouvons l’insulte et la provocation mais nous refusons qu’une loi l’interdise » Par contre ils revendiquent clairement le droit représenter le prophète comme bon leur semble. Cette position me parait tout à fait légitime. Maintenant, le coup de pub de Charlie Hebdo est une application pure et simple des lois du marcher. Les consommateurs réclament des caricatures, ils leur en donnent. Je ne vois absolument pas ou est le problème. Ils répondent à une demande et évidement ça leur rapporte de l’argent et alors ?

« Et si l’on remontait un peu plus loin dans le temps M. Val? Les croisades, la reconquista, la colonisation, la dépossession, l’exploitation, l’humiliation, la discrimination, la torture, les viols, les exécutions, les massacres, la Palestine, l’Irak, le pétrole …etc… ? »

Si c’est vraiment ce que ce monsieur pense, vous êtes encore plus critiquable que lui. Il n’a rien compris, mais vous dénoncez la stupidité de ses arguments tout en utilisant les mêmes pour le contrer. N’est ce pas, pour le moins, contradictoire ?

« Même la politique génocidaire de Sharon contre les palestiniens n’est pas critiquable de nos jours. Et les résistants, parmi la population palestinienne occupée, qui osent dire leur opposition à cette politique sont systématiquement catégorisés comme étant de «dangereux terroristes» à liquider sans le moindre scrupule »

Vous caricaturez ! Vos propos sont guidés par la passion et la colère mais je ne peux pas croire que ce soit par la raison ! Les journaux belges et français déversent beaucoup d’inepties et manipulent en permanence l’opinion. En tant que libéral, j’en sais quelque chose. Mais affirmer que les journalistes français sont pro-Sharon, c’est vraiment être de mauvaise foi. Je vous suggère de jeter un œil sur fox news ou même le New York Times pour vous en rendre compte.

Pour conclure, j’ai d’abord cru que je ne partageais pas l’avis de Valérie, mais en relisant plus attentivement son texte, je me rends compte que si. J’insiste simplement sur le fait que les musulmans ont le droit de s’offusquer de ces caricatures et d’exprimer leur outrage par tout les moyens, mais certainement pas de réclamer l’interdiction de tels propos.

Ecrit par : Librekom | lundi, 27 février 2006

Librekom,
Avec tout le respect que je te dois, je crois vraiment que tu es un peu à côté de la plaque. Relis moi stp!

Ecrit par : zlabia | jeudi, 02 mars 2006

C'est justement là que tu te plante.

Tu ne me dois pas de respect et je ne t'en dois pas non plus. Si je te respect c'est parce que je l'ai décidé et non pas parce qu'une loi m'y oblige.

Je n’ai pas besoins de loi, ni de religion pour être vertueux !

Ecrit par : Librekom | jeudi, 02 mars 2006

Parce que tu crois que si je te respecte, toi ou toute autre personne, c'est du fait d'une loi ou de celui d'une quelconque religion ???
Les lois n'ont rien avoir là-dedans ! Et là il me semble bien qu'il n'y a que toi qui te plante.... Tu persiste à vouloir rester à côté de la plaque car le débat se situe à un autre niveau et pas à celui que tu pense.
Relis ma réponse à Val au moins, peut-être que ça t'aidera un peu à recentrer le débat.

Ecrit par : zlabia | jeudi, 02 mars 2006

Tu me parles de respect et de liberté d'expression et vous êtes nombreux à réclamer une loi pour interdire les propos blessants comme le sont les fameuses caricatures.

La loi est donc réclamée et je m'y oppose farouchement.

Maintenant, je fume une cloppe et ensuite je relis ton post, mais je doute qu'une relecture puisse changer ma position sur ce point précis.

Ecrit par : Librekom | jeudi, 02 mars 2006

« Sans trop vouloir me justifier, le texte que j'ai proposé reflète d'abord et avant tout un rejet et un ras le bol d'une pensée unique, condescendante et souvent avilissante, qui semble vouloir s'installer de plus en plus dans la conscience collective de l'Occident lorsqu'il s'agit d'islam et de musulmans. »

Tu auras remarqué, que dans l’article intitulé : « Foutez nous la paix » je parle de ceux qui « estiment décadent qu'une femme porte le voile et veulent le lui interdire au nom d'une idéologie féministe bien-pensante. »

« Steve Biko, mort pour l'abolition de l'apartheid en Afrique du Sud, disait:«Non seulement ils (les Blancs, ndlr) nous torturent, mais ils ont le toupet de nous dire comment on doit réagir à leurs tortures». L'article que j'ai proposé s'inscrit aussi dans cet ordre d'idée. »

A aucun moment, je n’explique aux musulmans ce qu’ils doivent faire ou penser.
Je me positionne, simplement mais très clairement, contre une loi qui interdirait les propos irrespectueux. Ils ont évidement le droit de faire ce qu’ils veulent du moment qu’ils ne tentent pas d’imposer à qui que ce soit quoi que ce soit. C’est d’ailleurs ce que je demande à tout le monde qu’ils soient occidentaux, tiermondistes, catholiques, musulmans, athée ou même droit de l’hommiste. Chacun choisi ses valeurs pour lui-même et seulement pour lui-même.

« Pour ceux qui savent et veulent vraiment les écouter, ces musulmans ne criaient pas : «N'exercez pas votre liberté d'expression» (car ils sont conscients qu’ils ont en besoin plus que quiconque d'autre sur terre), mais plutôt: «N'insultez pas notre foi et notre religion!» (Et si ils semblent vouloir tant y tenir, c'est peut-être bien parce que c'est tout ce qui leur reste comme référent fondamental). »

Une foi de plus, je répète que les musulmans ont tout à fait le droit de réclamer le respect de leur foi et de leur religion, mais ils n’ont pas le droit d’exiger une loi pour interdire l’insulte à la foi ou à la religion d’autrui.

« Tu serais peut-être étonnée de savoir - et ce n'est pas là une tartine ni des histoires, mais bien l’Histoire - que du temps de «l'âge d'Or» de l'Islam, il existait des forums, une sorte de clubs, où des gens de différentes confessions (musulmans, juifs, chrétiens, nestoriens, jacobites...etc.) ainsi que des agnostiques, des athées et des non-croyants, se rencontraient de façon régulière et assidue, avec la bienveillante attention des plus hautes autorités politiques et religieuses de l'époque, pour confronter leurs idées, et en toute liberté, sur les... religions, la philosophie... etc. C'est un peu pour dire que la civilisation musulmane ne pouvait atteindre les sommets du développement et de l'avancement qu'elle a pu connaître à l'époque de son apogée, et dans tous les domaines, sans le préalable sine qua non de la... liberté de pensée. »

Tu nous démontre, qu’a une certaine époque, le clergé musulman a été plus ouvert que ne l’a jamais été le clergé catholique ou protestante, et qu’il avait compris l’importance et al richesse de la liberté de penser. Mais je ne vois pas bien le rapport avec le débat. Jamais personne ici n’a prétendu que ce n’était pas le cas, nous ne parlons pas de terrorisme ou d’intégrisme.

Jamais, au grand jamais, je ne me permettrais d’affirmer que telle ou telle religion vaut plus ou moins qu’une autre. Entant qu’athée, je ne connais que très peu de chose à la théologie et franchement, je suis beaucoup plus intéressé par le rapport psychologique qu’entretien l’homme avec la religion ainsi que par l’origine des croyances.

A partir du moment ou je ne m’intéresse pas à leur contenu, de ce point de vue, les mythologies grecque et romaine sont sur le même pied d’égalité que l’islam, l’hindouisme, le christianisme ou même la scientologie.

« Pour en revenir à l'article en question, son objectif était de tenter de démontrer que la question de la «liberté d'expression» - celle des deux poids et deux mesures -, telle que présentée par les médias Occidentaux face à la réaction des musulmans dans l'affaire des caricatures, était et demeure un faux débat. Et à supposer qu'il y ait eu une volonté de débat, il s'agit bien là d'un débat mort-né, tué dans l'œuf pour surseoir à toute tentative de dialogue ou même d'analyse rationnelle. »

Si tu as lu mon très court article «cherchez l’erreur» tu auras remarqué que je dénonce exactement la même chose.

« A ce titre, il ne faut pas espérer ni s'attendre à l'établissement d'un quelconque dialogue productif entre les «deux univers» tant que, d'un point de vue de méthodologie, l'Occident persistera à avoir recours à une grille de lecture qui lui est propre, valable et applicable seulement aux codes et normes qui le caractérisent. Une grille qui ne peut par conséquent, et d'aucune façon, s'arrimer aux réalités qui distinguent et parcourent le monde musulman contemporain pour en permettre une lecture empathique. »

C’est précisément pour cela que je suis opposé à l’intervention de l’état, surtout sur les questions éthiques : A partir du moment où nous sommes tous différent par nos valeur, nos besoins, nos références, … il est impossible de prendre une décision optimale dans le cadre légal, car la loi doit s’appliquer à tous le monde, mais tout le monde est différent.

C’est pour cela qu’il faut laisser décider les gens sur ce qui est bon pour eux et ce qui ne l’est pas, car seul eux peuvent le savoir.


« C'est à se demander, à la longue, si ceci ne participait pas d'une volonté inconsciente de l'Occident. Car au fond, pour être lui même, l'occident n'aurait-il pas besoin de ce monde musulman d'en face, tel qu'il le perçoit ? N'aurait-il pas intérêt à le maintenir dans les formes et la vision qu'il lui attribue, afin de pouvoir se rassurer et se conforter dans sa destiné et son..... Identité ?

Et comme toute quête identitaire a besoin d'une... altérité! Le monde d’en face est peut-être entrain d’en faire autant ! »

C’est bien possible, et c’est justement pour cette raison précise qu’il faut que les décisions soit prises au niveau individuelle au lieu d’être centralisée.

Ecrit par : Librekom | jeudi, 02 mars 2006

je me demande pourquoi vous vous prenez la têtte.
L'une veut la loi, et encore je n'en suis pas sûr, l'autre n'en veut pas, ça paraît simple, et pourtant je ne comprend rien à ce débat.

Ecrit par : Loic | jeudi, 02 mars 2006

J'ajoute que le respect n'est vertueux que lorsqu'il est volontaire et spontané.

Et que l'insulte n'a d'intérêt que lorsqu'elle a pour seul but de transgressrer une loi illégitime.

VIVE LA LIBERTE

Et je précise, parce que ça n'apparaît pas clairement dans mes messages, que les journalistes danois se sont plantés, que si leur but était vraiment de tester l'autocensure de leurs confrères, ils s'y sont très mal pris.

En gros ils ont été des vrais connards sur ce coup là, mais ON A LE DROIT D'ETRE UN CONNARD!!!

Les seules choses qu'on a pas le droit de faire sont tuer, voler et asservir.

Ecrit par : Librekom | jeudi, 02 mars 2006

Loïc,
Justement parce qu'il n'y en a pas de débat. Il y a juste un gros et lamentable quiproquo. Librekom semble vouloir s'entêter à voir dans mon intervention une prise de position en faveur de la «promulgation» d'une quelconque «loi qui interdirait...»!
Il s'agit pourtant de mon texte et il ne me semble pas avoir fait mention ou allusion à ça.
Mais puisque Librekom crois l'avoir décelé, repéré et identifié, je suppose que cela s'est certainement et insidieusement glissé, à mon insu, quelque part dans les entre-lignes !!!
Alors, si cela permet à Librekom de prendre prétexte et de faire ainsi étalage de ses idées -qui, au regard du contexte que j'ai abordé, demeurent franchement hors sujet - que bien lui en fasse !...Mais cela se fera désormais sans moi... Car je ne veux pas faire office de faire valoir et je n'ai plus de temps à perdre dans des discussions byzantines ressemblant de plus en plus à un dialogue de sourds.
Zlabia.

Ecrit par : zlabia | jeudi, 02 mars 2006

Les dessous de l'hystérie Islamophobe.
Par Iskander DEBBACHE. Paris le 7 Février 2006.


Un proverbe de chez nous avait pour coutume de dire en substance et à juste titre: -Celui dont je connais le père et le grand père ne saurait m'étonner par le fils . Ce qui signifie en plus clair que nous nous sommes par le passé suffisamment heurtés à l'incompréhension et à l'intolérance pour savoir aujourd'hui à quoi nous en tenir face aux épanchements de mauvaise foi auquels nous a largement habitués une partie de la presse Occidentale et plus encore lorsque cette dernière évoque le droit certes, dans un autre contexte inaliénable à la liberté d'expression pour justifier un acte de prédation raciste. Si dans ce cas précis le prétexte fallacieux de la liberté d'opinion soulève déjà des hauts le coeur d'indignation quand il émane de certaines rédactions qui se trouvaient dans un passé somme toute récent encore dirigées et encadrées par d'anciens membres de la commission littéraire de Vichy, il épouse cependant les allures et les contours d'un véritable attentat à la pudeur dans les pages de l'ancien organe de propagande Nazie comme le journal d'extrême droite Die Welt qui tenait déjà il y a moins de soixante ans un discours infiniment plus néfaste à l'égard des Juifs qu'il prétendait alors déporter pour leur propre bien mais le culot est à son comble lorsque pour justifier la provocation, il feint de défendre la communauté Juive contre ce qu'il appelle la barbarie antisémite en évoquant pour ce faire la diffusion par la télévision Syrienne des scènes de canibalisme au ghetto de Varsovie. Die Welt qui a été à la fois l'acteur et le témoin des atrocités Nazies ne souhaiterait ni plus ni moins qu'absoudre les puissances occidentales du crime de génocide commis avec la complicité de leurs peuples respectifs en se cherchant des boucs émissaires chez les Arabes. Loin de s'en formaliser, le journal Fasciste n'ignore pas que les juifs sont nos cousins et de plus étant nous même issus de la branche Ismaëlite du judaïsme, ils sont forcément une partie de nous même et donc toute offense envers cette communauté serait une insulte envers nous même mais qu'à cela ne tienne, l'astuce somme toute très simple ne consiste en rien de moins qu'à ménager la victime d'hier dans l'espoir évident de s'en faire un complice pour mieux agresser celle d'aujourd'hui. Tout compte fait, La judéophobie d'hier ne constitue avec l'Islamophobie d'aujourd'hui qu'une variante dans le déchainement de l'hystérie antisémite. Autrement dit, c'est ce qu'on appelle diviser pour mieux opprimer. Ce stratagème prend alors toute sa signification pour ceux qui n'envisagent l'existence de l'état d'Israël que sous la menace des pays Arabes et inversement celle des états Arabes sous la menace d'Israël. De toutes façons, la reproduction des dessins caricaturaux n'est pas si innocente. Ces provocations et c'en est une, succèdent presque toujours à des faits politiques majeurs comme le règlement aujourd'hui imminent du conflit Arabo-Israëlien et Die Welt comme france soir longtemps dirigé par François Chalais ex-rédacteur du journal collaborationniste "Je suis partout" sous l'occupation Nazie et la revue satirique raciste Charlie Hebdo fondée et dirigée pendant plus de quarante ans par le S.T.O. volontaire François Cavanna flanqué de son éminence grise l'ex sous officier de la coloniale l'adjudant bernier alias le professeur Choron, ne font rien d'autre que de jeter de l'huile sur le feu en vue de torpiller toute espèce de rapprochement Arabo-Israëlien et sa conséquence narurelle la création d'un espace économique et culturel régional multinational et multiconfessionnel au Moyen Orient qui signifierait pour beaucoup la fin de la prédominence civilisationnelle Occidentale. Et pour cause, la haine de l'Occident laique et matérialiste bati sur le culte de l'argent, du sexe, de la drogue, esclave du rendement et qui vit une crise de très profonde déshumanisation dont celle du capitalisme est cause de déclin, vient du fait que l'Islam a non seulement démoli son reve colonial de mission civilisatrice mais qu'en plus il sonne le déclin et à terme les limites d'une citadelle qui pour s'etre longtemps crue invincible prend acte aujourd'hui de sa vulnérabilité se sentant de plus en plus assiégée par une humanité progressivement mais inexorablement acquise à la pensée islamique et au culte de l'Islam et c'est justement pour cela qu'ils ne veulent pas d'un rapprochement Arabo-Juif parceque l'Islam allié au Judaisme en plus d'etre une alliance naturelle sonnerait la fin définitive de la Babylone Occidentale. Cependant, s'il est bien connu et ce n'est pas une surprise que l'Occident n'a jamais porté l'Islam en odeur de sainteté, il ne se serait jamais permis de franchir le pas si des dirigeants Arabes eux-meme et en l'occurence la junte militaire d'Alger n'avaient pas joué les apprentis sorciers en s'attachant à lier l'Islam au terrorisme au moyen d'une instrumentation irresponsable et surtout d'une manipulation criminelle des extremismes religieux. Mais qu'à cela ne tienne et si à quelque chose malheur est bon, la reproduction des caricatures Islamophobes aura eu en plus de renforcer la cohésion du monde Musulman au moins le mérite de montrer au grand jour ce que beaucoup pensaient déjà tout bas à savoir qu'en soixante ans les Nazis ont fait des petits mais malgré cela, jamais les juifs n'ont été aussi proches des Arabes, j'en veux pour preuve l'intervention à Paris du Rabbin Benjamin Sitruk qui a clairement condamné ces provocations racistes. Dès lors assisterions nous aux derniers sursauts avant la mort de la bete immonde?

Iskander.

Ecrit par : Iskander | jeudi, 02 mars 2006

Il est vrai que je répète sans cesse que je suis contre la loi CAR C'EST PRECISEMENT LE SUJET DE MON ARTICLE.

Quand on parle sur un ton aussi agressif que ton premier commentaires, je présuppose qu'on conteste l'article qui s'y rapporte.

Cependant, si toi aussi tu estimes que cette loi n'est pas souhaitable, nous sommes d'accord.

Pour le contenu de tes postes, je t'ai répondu point par point et je ne vois pas en quoi je suis à coté de la plaque.

Tu estimes qu'il y une contradiction entre le discoure pro liberté d'expression des gouvernements européens et les lois contre le racisme, l'antisémitisme, l'homophobie, ... et je te montre que j'ai déjà écrit des articles qui dénoncent la même chose.

Alors voilà, si tu t'en va c'est bien dommage, j'ai pourtant dit beaucoup plus de choses que mon refus d'une loi, et ces choses répondent à chacun des points que tu as développés.

Je ne comprends vraiment pas l'origine de ton énervement.

Alors si tu n’es pas satisfaite de mes réponses, pose moi des questions plus claires et plus précises, je suis pourtant de bonne volonté.

Cordialement,

Librekom.

Ecrit par : Librekom | jeudi, 02 mars 2006

Iskander,

Je conteste radicalement que ce journal soit raciste, il est dirigé par des crétins, certes, mais ce journal n'est pas raciste en tous cas pas depuis 1980, un amis de Copenhague qui y est abonné depuis cette date et lis quotidiennement et je peux t’assurer que si c’était le cas mon amis ne lirait certainement pas car il est justement d’origine malienne.

Mais bon, je suis ouvert à la discussion, quelles sont tes sources?

Pour le reste mettre en relation l'antisémitisme et l'islamophobie est tout à fait judicieux. Mais personnelement, je crois que quand on est xénophobes, on l'est pour les tout étrangers. Et évidement on s'attaque à celui qui fait le plus peur, à l'époque c'était la religion juive et aujourd'hui c'est l'islam.

Dans tous les cas, je suis persuadé que la proportion de xénophobes d'une société et inversement proportionnelle à la liberté d'expression qui y règne.

Ecrit par : Librekom | jeudi, 02 mars 2006

Et bien moi, j'aime TOUT LE MONDE.

Ecrit par : Loic | jeudi, 02 mars 2006

Pour moi, parler d'antisémitisme ou de xénophobies est une abberation totale, on met une différence là ou il n'y en a aucune. Il s'agit de racisme un point c'est tout. Si en combattant le racisme on pose également des différences, il ne faut pas s'étonner qu'on focalise sur telle ou telle population.

Le jour où on ne parlera plus que de racisme et un point c'est tout, le monde aura déjà bien avancé. Cessons de cultivé la différence en essayant de la combattre.

Ecrit par : Olivier | vendredi, 03 mars 2006

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