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vendredi, 03 mars 2006
Quelques idées reçues à propos du Libéralisme.
- "la liberté, c'est la liberté du renard libre dans le poulailler libre", autrement dit, "c'est la loi du plus fort", "c'est antinomique avec l'égalité". C'est oublier que la liberté est inséparable de la responsabilité, et que le libéralisme, loin d'être la loi du plus fort, est d'abord le respect du droit de chacun.
Cet argument selon lequel la « loi du plus fort » va régner si on laisse les gens et entreprises compétitionner librement est l'une des idées les plus fallacieuses de nos adversaires. Dans un marché libre et compétitif, « le plus fort » n'élimine pas ses concurrents, il n'est au contraire que celui qui détient un avantage momentané dans une réalité toujours en mouvement. Chaque nouvelle technologie, chaque nouvelle idée, crée de nouveaux besoins, de nouveaux marchés, qui permettront à d'autres de trouver de nouvelles niches pour écouler produits et services. Il n'existe aucune garantie que le plus fort d'aujourd'hui maintienne sa position, à moins bien sûr que ce soit l'État qui choisisse les gagnants au lieu de laisser les consommateurs décider. Martin Masse
Le renard libre dans le poulailler libre est à l'origine une formule de Jean Jaurès à propos de l’économie mondiale, formule qui montre qu'un socialiste ne comprend rien à la nature de l'échange et a, en fait, peur de la liberté. L'analogie renard-poulailler tend délibérément à rabaisser l'homme au rang de l'animal, et à assimiler la société des hommes libres à une jungle où le droit naturel n'est en fait que le droit du plus fort (darwinisme social). Le "renard libre dans le poulailler libre", pour les libertariens, c'est le plus fort, c'est l'Etat, qui fait fi du droit de l'individu au nom de la loi, ou en dépit de la loi.
- la distinction factice (d'origine marxiste) entre liberté formelle ("droit de" faire quelque chose) et liberté réelle ("capacité à" faire quelque chose) : c'est jouer sur les mots pour désigner par "liberté" ce qui n'est qu'un pseudo-droit qui ne peut exister qu'au détriment de quelqu'un d'autre. Dans un réflexe infantile qui ignore le principe de réalité, le collectiviste ne peut admettre qu'on puisse avoir la liberté de s'acheter par exemple une voiture de luxe, mais pas la capacité de le faire ! Il assimile ainsi le fait de ne pouvoir satisfaire tous ses besoins économiques (comme si l'homme ne vivait pas dans un monde de rareté) à un "manque de liberté", auquel il faudrait remédier d'urgence (de préférence en violant la propriété d'autrui, en prenant la pauvreté comme alibi).
- "le libéralisme, c'est la liberté de mourir de faim" : outre que l'emploi du mot "liberté" est incorrect dans cette comparaison ("mourir de faim" n'est pas une liberté), on sous-entend ici que pour être libre on doit être assisté ! On oublie à nouveau l'aspect de la responsabilité de l'individu, et le fait que dans ce monde il n'y a pas de repas gratuit.
Tout ceci est copié/collé de Wikibéral, et y en a encore pleins d'autres. "Wikibéral c'est de la balle !"
09:35 Publié dans Liberté | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Politique


Commentaires
Merci pour lui !!
Ecrit par : Copeau | vendredi, 03 mars 2006
ça à l'air terrible wikibéral, je ne connaissais pas, mais je trouve que c'est à la fois complet, précis et interressant.
Bien que je ne pense pas être libéral, je ne me doutais pas que le libéralisme pouvait être aussi interressant.
Ecrit par : Loic | vendredi, 03 mars 2006
Ravi que ça te plaise !
Ecrit par : Copeau | vendredi, 03 mars 2006
Je ne pensais pas que ça existait ! C'est extraordinaire ce lot de poncifs ultralibéraux, et on dit que les gauchos son dogmatiques...Quelques précisions:
- L'intérêt collectif n'est pas la somme des intérêts individuels mais l'intérêt collectif, je pense que c'est une notion obscène pour vous.
- Une entreprise, par def., ne cherche que son profit et je dirais que c'est normal. (L'entreprise citoyenne, quelle duperie !). Elle cherche à s'étendre, à avaler ses concurrentes, bref à avoir le monopole. En fait, vous n'êtes pas contre l'état, c'est juste que vous voulez le privatiser. Votre modèle c'est Microsoft, au bout du compte et dans tte son absurdité, c'est à la fois l'entreprise la + libérale qui soit et aussi la - libérale, au vu de ses réactions vis à vis de la concurrence. Quant à ses actions humanitaires, c'est le retour à la charité. Votre progrés, cest la marche en arrière, le retour au 19° siècle.
Ecrit par : CARIOU | mercredi, 29 mars 2006
merci pour ce doux mot d'amour
Ecrit par : Librekom | jeudi, 30 mars 2006
Les (ultras) libéraux ne sont pas démocrates puisqu'ils souhaitent déhabiller l'état de à peu prés tout (même la guerre est maintenant privatisée-Cf Irak-), donc le suffrage universel sera vain puisque sans prérogative, le marché (entité irrationnelle) gèrera le reste.
Ecrit par : TXOA | vendredi, 31 mars 2006
L’ultralibéralisme n'existe pas en tant que tel. Il existe bien des connards qui utilisent les privilèges accordés par tel état, tel fonctionnaire ou tel organisation internationale (FMI, BCE, ...) afin de s'enrichir en ne se posant pas de questions du type: "est ce que je viole la propriété de qui que ce soit ?" Mais il faut garder à l’esprit que s'ils agissent de la sorte, c'est en général parce que les états leur le permette (en empêchant les laissés pour comptes de faire valoir leurs droits de propriétés devant des tribunaux à l’aide de législations liberticides) voir les y incite (cfr l'agissement de certaines multinationale en Afrique ou en Asie par exemple) et c'est en général ces personnes que les citoyens non-avertis désignent quand ils parlent d'ultralibéraux.
Pour le reste on est libéral ou on ne l'est pas. C'est un peu comme si je parlais d'ultracommunistes, ça n'a aucun sens.
Les libéraux veulent réduire au maximum l'intervention de l'état, certains ,poussant ce principe à l'extrême, sont minarchistes, c'est à dire qu'ils souhaitent réduire les compétences de l'état aux fonctions régaliennes qui sont la justice, la sécurité et la diplomatie.
En ce qui me concerne, je suis libertarien : c'est à dire que je remets en cause la nécessité d'un état. Et en ce sens, les libertarien sont effectivement anarchistes (à ne pas confondre avec anomistes) A mes yeux la démocratie n'est rien d'autres que la dictature de la majorité, ou devrais-je dire la dictature de l'élite faiseuse d'opinion de la majorité.
Si, par exemple, Sarkozy est élu en 2007 avec 51% ou même 70% voir 99% de voix, je doute que l'on puisse faire avaler à Besancenot qu'il a choisi son président, ni même à De Villepin d'ailleurs. (Et encore moins à moi, puisque je ne risque pas de voter pour lui dans la mesure où ce malotru ne cesse de prôner des lois liberticides tant économiquement que pour tous le reste des libertés individuelles (et dire qu’on le traite de libéral !!!))
Les libertarien dont je fais partie se basent sur une idée très simple : vous avez le droit de rechercher et choisir des chefs pour vous-même. Mais vous n’avez pas le droit d’imposer des souverains aux autres.
Quelque soit la manière dont les fonctionnaires sont choisis, ce ne sont que des êtres humains et ils n’ont ni droits, ni réclamations d’un ordre plus élevé que ceux de n’importe quel autre être humain. Quels que soit les prétextes inventifs pour leur conduite, ou le nombre de gens qui les encouragent, les fonctionnaires n’ont aucun droit de tuer, d’asservir ou de voler. Vous ne pouvez pas leur donner des droits que vous n’avez pas vous-même. Je me répète : la démocratie n'est rien d'autre que la dictature de la majorité.
Je vous renvoi aux articles de ce blog : "Le libertarisme c'est quoi ?" (catégorie Liberté) et "Votre vie vous appartient !" (même catégorie)
Pouvez-vous approfondir votre point de vue sur le caractère privé de la guerre en Irak ?
Ecrit par : Librekom | vendredi, 31 mars 2006
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